La complice.

Quand ma belle Myriam s’était mariée
Il y’a de cela quelques années
Dans mes plans, une surprise planifiée
Que je remettrai …

Pour réussir ce plan
D’un autre de mes enfants
J’avais choisi ma belle Mireille naturellement
Car en elle j’avais confiance aveuglement.

L’histoire avait débuté
Quand une de mes nièces un peu embarrassée
Voulait vendre son auto dernièrement procurée
Pour aux études y retourner.

Tout allait bien, ma fille Myriam allait se marier
Ma fille Mireille venait de graduer
Donc tous les morceaux comme un casse-tête, bien positionnés
Pour réussir cette belle surprise dans ma tête planifiée.

Donc, l’auto de ma nièce enfin à mon nom enfin transférée
Dès lors à Mireille,  j’avais demandé
De l’auto de bien la laver
Car en cadeau à Myriam je la donnerai.

Je lui dis.  »Myriam se marie
Dans une semaine, le prochain samedi,
Et tu vas la conduire à 600 kilomètres d’ici
À la salle de réception où les tourtereaux seront conduis.’’

Je lui avais dis aussi  »quand tu seras arrivée
Devant le hall d’entrée
L’auto tu vas la placer
À la vue de tous les invités.’’

Et j’ajoutais  »aussi mets un gros ruban
Comme une fleur, ca sera très voyant
Surtout placé sur la grille en avant
Mais assure toi de faire tout cela discrètement.’’

Donc au mariage de ma fille, nous étions allés
Bras dessous ensemble dans l’allée, on avait marché
Jusqu’à son mari à devenir, debout surtout à te regarder
La main de ma fille, je lui ai donné.

Vers la fin de la cérémonie
En présence de leurs familles et de leurs amis
Ils s’étaient juré fidélité pour la vie
Et tous les ont applaudis.

Remontant le centre non plus sous mon bras protecteur
Mais par la main de celui à qui elle avait dit  »oui » tout à l’heure
Ils ont marché et rendu à la hauteur
Des voitures enrubannées de toutes les couleurs.

Le trajet jusqu’à la salle de réception
Me paraissait pas mal long
Et que déjà des frissons
J’avais comme de raison.

À destination, enfin arrivé
Après que toutes les autos bien stationnées
Les invités admiraient les nouveaux mariés
En prenant des photos pour longtemps s’en rappeler.

Lentement vers la salle, les gens se dirigeaient
Mais arrivé près de l’entrée tous remarquaient
Cette Honda Civic qui reluisait
Avec une fleur rouge en ruban qui la décorait.

Le plus drôle de l’histoire sous vos yeux enfin arrivé
Ma belle Mireille prit les clés
Et dit à Myriam  »voici les clés, c’est ton cadeau de noce de Renay
Car tu viens de te marier’’.

Naturellement tout le monde était surpris
Mais moi je lui ai dit
 »Bien non Mireille c’est pour toi, ma chérie’’
Elle m’avait répondu  »papa tu te trompes que je te dis.’’

 »C’était pour Myriam que tu m’avais dis’’
Et je lui répète,  »non ma belle c’est à toi pour ton cours que tu as réussi’’
Et on s’était dans les bras entrelacé et elle m’avait dit
Ce petit mot sacré en mon cœur, un simple  »merci. »

Mon plan avait réussi
Mireille toute la semaine la voiture grand soin elle en avait prit
En pensant que c’était à sa sœur Mimi
À qui je l’aurais remit.

Cela avait été pour moi une journée
D’émotions dans tout mon être chargé
De mon cœur de père à vouloir partager
L’amour à mes filles bien aimées.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés

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En la vie, toujours avoir confiance.

Sur le chemin du retour vers ta naissance
Je voudrais que tu prennes connaissance
Comme ça sera sur une bonne distance
Prends ton mal en patience.

N’aies pas de réticences
Ça ne sera pas une pénitence
Mais plutôt une délivrance
Pour de tes épaules t’alléger de ces souffrances.

L’amour pour toi en abondance
Est pour moi comme une dépendance
De t’avoir fait vivre malgré, une belle enfance
En te regardant mordre dans la vie en silence.

Depuis, tout ce que tu touchais tournait en déchéance
Tu ne te rendras pas à la potence
Même si les gens autour de toi c’est ce qu’ils pensent
Tu expérimentais, des hauts et des bas en alternance.

Mais une chance
Que dans telles circonstances
Quand tu avais perdu le contrôle ta propre gérance
En sentant en moi cette impuissance.

Imprégné dans ton intérieur cette manigance
Dans ta vie sans aucune jouissance
Ensemble nous irons voir les plus hautes instances
Pour que tu reprennes ton indépendance.

De constater la provenance
De tes malheurs de toute évidence
Incruster en toi sans trop de méfiance
Car tu avais aveuglement accepté ses avances.

De tes rêves à trop donner pour la romance
Tu avais trop tendance
À croire les yeux fermés à cause de son élégance
Car sur ton cœur il avait une grande influence.

Maintenant de ta vie en absence
La vie envers toi deviendra beaucoup plus clémence
Mais ne te laisse pas entrer en toi la vengeance
Pour ne pas gâcher éternellement ton existence.

Tes enfants à tes côtés à vivre leur enfance
Pour leur avenir tu auras une incidence
Prends soin pour eux de choisir les meilleures essences
Car leur mère tu seras en permanence.

En la vie n’ait pas aucune réticence
Crois toujours en la providence
Mais en cas d’urgence
J’écouterai tes confidences.

Enfin ta vie, sans violence
Tu ne sentiras plus son omniprésence
Dans ton quotidien sans aucune turbulence
Tu n’auras plus de besoin de garder le silence.

Grâce à la science
De nos jours en toutes circonstances
On peut faire des vidéoconférences
Avec tes enfants à tes côtés durant ces séances.

La vie enfin dans l’abondance
Et en toute élégance
Comme dans ta tendre enfance
Refaire et refaire tes pas de danse.

De tes expériences
N’oublie pas de toujours faire une bonne maintenance
Pour que de ta vie, tu puisses en prendre conscience
Car de nouveau tu as le rôle de présidence.

RenayRose
© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La soupe aux roches blanches.

Il était une fois
Trois petits neveux venus chez moi.
Je les avais reçus comme de petits rois
Mais comme j’aimais faire des farces parfois
Ils seront bien servi que je m’étais dis cette fois.

J’avais décidé de leur faire une soupe surprise
Alors j’avais inventé une histoire un peu grise
Et permettez-moi que je vous la dise.
‘’Quand j’étais jeune, on vivait près de l’église
Nous étions très pauvres, mais on avait l’âme de la débrouillardise.’’

‘’Ma mère avait une recette de soupe exquise
Elle était magique car elle nous donnait des forces pour passer au travers la crise
Pas de besoin de grenouilles verte ou de souris grise
Mais de vous en préparé elle me l’avait permise.’’

‘’Cette soupe dont la recette a toujours été bien gardée
À vous aujourd’hui je vais vous la partager
Mais que pour la réussir il fallait y ajouter
Un ingrédient très spécial, qu’à l’instant, je vais vous le dévoiler
Ce sont de petites roches blanches étoilées
Et sans aucune impuretés car je vais les inspecter.’’

C’était alors que je leur avais demandé
 » Aimeriez-vous y goûter à cette soupe magique?  »
Bien sur qu’ils ont tous dit  »oui »
 » Allez dehors et ramasser de petits cailloux tout blanc
Pendant que moi, je vais préparer le bouillon.’’

Le chaudron était assit sur le rond
En attendant que l’eau commence à bouillir.
Quand les petites bulles avaient commencé à se présenter
Du bouillon de poulet, j’en avais ajouté.

Les enfants étaient entrés avec dans leurs mains
De belles petites roches toutes blanche trouvées dans le chemin
Que je rinçais et inspectais devant eux pour m’assurer de leurs grains
Et de la qualité supérieure ça c’était certain.

Tous me regardèrent soigneusement la préparer
Une par une les roches je les avais mises dans le chaudron d’acier
Et pendant que lentement que le tout mijotait,
D’y goûter, semblant, je faisais
Et eux très attentifs avec leurs grands yeux tous me regardaient.

 » OK, allez vous lavez les mains la soupe est prête  »

J’avais servi les trois mousquetaires
Et enfin ils pouvaient y goûter à cette soupe pleine de mystères
Elle devait être bonne car le plus petit des trois frères
Encore il en voulait, mais comme je ne voulais pas lui déplaire
J’avais encore remplie son bol avec la grosse cuillère.

Aujourd’hui je vous dévoile la recette de cette potion magique.
Faites bouillir de l’eau dans un chaudron
Quand les petites bulles commencent à monter
Mettre de la poudre saveur de bœuf ou de poulet
Et des petits cailloux blancs immaculés.

Cela vous donnera des forces instantanées
Et de l’énergie pour passer la journée
Quand trop pauvre tu es pour t’acheter
De quoi à manger.

Cette recette sera vous réchauffer
Et vous donnera la force pour au travers passer
Si en ses effets magiques, vous y croyez
Paroles d’oncle Renay.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Truc de pêche d’oncle Renay…

Mon beau frère était venu passer
Quelques jours de vacances durant l’été
Avec lui ses agréments de pêches, il avait apporté
Bien sur cela incluait son fils Timothy.

Le jour   »J’’ enfin arrivé
Le soleil depuis longtemps déjà levé
On s’était tous préparés
Même les enfants pas trop réveillés.

Juste comme on s’apprêtait à partir
 »J’ai oublié une chose » que je dis à mon beau frère, sans rire
‘‘C’est le réveil matin pour les avertir »
Il avait comprit qu’encore une fois je voulais juste les divertir.

Au lac Tiblemont
Près du pont
Je leurs avais dit que ça serait bon
Car ici il y’en a du poisson.

C’était une bonne place pour y pêcher
Car moi depuis déjà plusieurs années
c’était pas mal ma place préférée
Pour venir les poissons les agacer.

Donc, en ce beau matin
Canne à pêche entre nos mains
Timothy, se préparait à la lancer au loin
 » Pas tout de suite » sans lui crier que j’avais prit soin.

Je lui avais expliqué une vieille tradition
Pour plus attraper de poissons
Car de génération en génération
C’était un vieux truc partagé comme de raison.

J’avais demandé à un de mes fils dans l’auto d’aller chercher
Le réveil matin que j’avais apporté
Et à Timothy, je lui avais tout expliqué
Comment, il fallait le préparer.

L’heure ajustée pour sept heures
Sur le bord du lac bien placé près des leurres
Fallait juste attendre qu’il sonne à l’heure
Et pour pas qu’ils n’aient peur.

De ne pas faire de bruit
Il fallait rester à notre place ici
À attendre la sonnerie
Avant de commencer notre pêche aujourd’hui.

Le cadran s’était mit à sonner
Je lui avais dit  »que la sonnerie une fois arrêté
Cela sera pour leur dire que le déjeuner
Est prêt à être mangé. »

Timothy, après quelques minutes à patienter
Ne se fit pas attendre pour à l’eau lancer
Sa ligne pour pêcher
Les poissons tant convoités.

Au premier lancer, déjà à sa ligne ça mordait
Un peu confondu
Mais il y avait vraiment cru
Pas le choix car il l’avait vraiment vu.

Que pour pêcher, un réveil matin
ça prenait entre ses mains
Et que le truc de son oncle malin
Ça marchait, car de ses yeux il l’avait vu ce matin.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Le cadeau de la St-Valentin.

Enfin la journée
Où l’on peut enfin se retrouver
Seuls, tête à tête pour souper
Un arrêt dans le temps pour ensemble se retrouver.

Du premier jour que sur la rue
Je t’avais vu
Jamais à l’avance, je n’aurais cru
Qu’ensemble un jour on aurait vécu.

Depuis ce temps mémorable
Heureux d’avoir choisi la plus adorable
Qui m’avait sorti de ma vie misérable
Et depuis nous sommes inséparables.

Notre premier nid d’amour
Un tout petit logis pas de cour
Et des enfants plein autour
Qui ne cessaient de nous jouer des tours.

Mais depuis ce temps passé
À me rappeler
Que tout le temps l’un sur l’autre toujours collé
Et jamais l’un de l’autre on ne s’était tanné.

Nous voilà rendu dans la soixantaine
Moi avec une grosse bedaine
Et toi toujours avec tes bas de laines
Dans notre grande maison de style contemporaine.

Les enfants partis de la maison
Le silence depuis avait reprit sa place au salon
Mais ce matin, j’avais décidé que nous sortirons
Pour t’amener dans un endroit que tous les deux se rappelleront.

Pour te faire vivre cette surprise cette fois
Nous prendrons l’autobus comme autrefois
Et quand tu verras l’endroit
Tu en seras plein d’émois.

Quarante cinq minutes pour cette balade
Pour nous retrouver devant une façade
Sans tambour ni parade
Nous rappeler que c’était ici  notre première escalade.

C’était l’ambassade de notre amour dévoilé
Où pour la première fois qu’ensemble on était resté
Et sur ce balcon notre premier baisée
Et dans cette chambre c’est encore notre secret bien gardé.

Déjà quarante ans de passé
Et on dirait que c’était hier que je t’avais rencontré
Et là deux petits vieux du temps à se rappeler
Qu’avec l’amour rien ne pouvait nous arrêter.

Ceci est une partie de ton cadeau
Et pour la suite il faut monter là-haut
Il faut surtout faire attention de ne pas tomber sur le dos
Car ma surprise tomberait à l’eau.

Toc, toc, toc sur la porte de métal
 »Tu vas voir, c’est très spécial’’
Quand la porte s’ouvrit, un sourire cordial
Qui nous était très familiale.

Tu vois chéri, ‘’c’est notre petite fille’’
‘’ Je sais que ta vue parfois s’embrouille’’
‘’Mais essais de voir comment ses yeux brillent’’
‘’Elle vient d’emménager avec son amoureuse, hey oui une fille’’

‘’Elle avait prit ce petit logement sans savoir
Que toi et moi on avait ici passé plusieurs soirs
Sans trop de lumière pour économiser nos sous noirs
Mais jamais je n’aurais pensé ce logis de le revoir.’’

Notre petite fille nous a présenté son amoureuse
Ma femme de la voir si heureuse
Était si joyeuse
‘’Et c’est cela ton cadeau de la St-Valentin, ma belle chaleureuse.’’

Je voulais te montrer
Notre rêve et sa continuité
Que même au travers des gênes ne s’était jamais se dissiper
Car notre amour nous avons su leur partager.

Avec acceptance comme charité
Avec tout notre amour, toujours les aimer
Avec nos épaules toujours les consoler
Et avec notre exemple, leur chemin déjà tracé.

Par la main je te prendrai
Pour toujours et pour milles éternités
Merci pour toutes ces années
À mes côtés de m’avoir accompagné.

RenayRose

© Copyright 2018. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Ma bagnole à moi.

J’avais autour de 5 ans
Quand je l’avais vu dans un champ
Seule près du marais
Comme si s’était moi, qu’elle attendait.

Tous les jours
Je venais y faire mon tour
Et je n’avais que deux amis d’amour
La bagnole et mon imagination.

Grâce à mes itinéraires plein de détours
Ensemble des paysages on en avait scruté
Je trouvais toujours une façon de passer
Soit par-ci ou par-là pour avec m’amuser.

Même quand le soleil dans les nuages, s’y cachait
Moi en bagnole toujours, je vagabondais
J’allais où ce que cela me tentais
Mais cela dépendait.

De ma seule imagination
Celle du petit garçon
Qui voulait voyager de toute façon
C’était ma façon de m’évader de la maison.

Ensemble, nous avons traversé des déserts
Sans jamais y voir un oasis
De grandes forêts on avait visité
Et que dire des montagnes qu’on avait montées.

Ma bagnole, ne m’avait jamais en panne, laissé
Mais toujours parée
Pour une autre randonnée
Dans ma tête imaginée.

Oui, elle était toute rouillée
Oui, elle était toute  bossée
Oui, les pneus étaient tous crevés
Oui, tout était brisé.

Mais dans ma tête
C’était sur la route la seule bête
Qui malgré les tempêtes
Accompagnait mon imagination toujours en quête.

Sur mon siège, oh,  que ça brassait
Car la route mauvaise, souvent je l’imaginais
Des grincements de pneus qu’avec ma bouche, je faisais
Et le volant de gauche à droite, je le tournais.

Toujours face au vent
Car sans vitre en avant
Malgré la pluie, la neige ou le vent
Mais toujours comme rien n’était, chemin faisant.

Rien ne pouvait nous arrêter
Sauf, la voix de ma mère dans mes tympans à résonner
Qu’il me fallait entrer
Soit pour manger ou pour aller me coucher.

Avant au lit d’aller
des fois juste à la regarder
par la fenêtre embuée
à me demander, où demain on pourrait bien allé ?

D’autre fois s’était la lune qui l’éclairait
Comme ses clins d’œil qu’elle me faisait
comme pour me dire que pour la nuit, elle la surveillerait
Pendant que moi à poings fermés, je dormirais.

Des jours et des jours à voyager
Et jamais je m’étais tanné
De l’utiliser pour mes rêves, les réaliser
Jusqu’au jour, quand nous avions déménagé.

Ça avait été des beaux jours
Car avec j’en avais fait des tours
En plus s’était près de ma cour
Et pour aller la rejoindre, pas trop de détours.

Ces chemins où les frontières à mesure disparaissaient
Qu’avec elle, aller où je voulais
Tant et aussi longtemps que mes rêves continuaient
Au fur et à mesure que mon imagination les créait.

RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Face première sur l’asphalte.

Je devais avoir autour de douze ans
Quand j’avais eu un accident
Et en une fraction d’un instant
Me voilà, étendue sur l’asphalte, inconscient.

Durant la semaine, précédente
Ma sœur était contente
Et ma mère toute souriante
De lui offrir enfin, une bicyclette flamboyante.

Elle était de couleur bleu
La joie rayonnait dans ses yeux
Car enfin elle pouvait aller où elle veut
Avec son amie Nicole, face au vent, toutes les deux.

Un beau jour, en revenant vers la maison
Elle avait fait une crevaison
Et comme de raison
Sans demander aucune rançon.

Son grand frère
S’était porté volontaire
Et lui dit < de ne pas s’en faire.>
< Qu’il en ferait son affaire. >

Avec son ami Steve, ils l’a retourna
Et ses outils, il les prépara
Les écrous de la roue, il les ôta
Et la roue, il l’enleva.

Sur un côté, lever le pneu
Avec deux cuillères pliées en deux
Pour le faire ressortir de la roue, s’était du sérieux
Pour enlever la tripe sans la pincer, s’était mieux.

Trouver où la chambre à air était percée
Fallait avant la gonfler
Et ma main tout autour la passer
Pour le trou enfin le trouver.

Un peu la sabler
La colle dessus, en mettre assez
Pour que la dessus puisse bien se coller
Ensuite pour deux ou trois minutes, bien faire sécher.

Pendant que j’étais entrain de la remonter
Mon ami m’avait demandé,
< Si à sa maison, je voulais aller le porter? >
Bien sur que je ne pouvais lui refuser.

J’avais remis la roue
Et comme il ne restait pas loin de chez nous
J’avais pris la bicyclette de ma sœur pour vérifier si la roue
Car à deux, nous serons lourds et voir si elle tiendrait le coup.

Quand chez lui, il était arrivé
Moi vers la maison, seul pour m’y retourner
Je pédalais comme un défoncé
Pour encore mieux la tester.

Sur le boulevard, il y avait un petit vallon
Que nous sentions
Quand à toute vitesse, nous y passions
Et à toutes les fois par habitude, je tirais vers moi le guidon.

Pour sur une roue, rouler
Car avec la mienne, j’étais habitué
Mais là, je voyais la roue d’avant seule s’en aller
Je voyais la rue qui voulait m’embrasser.

On dirait que tout se passe au ralenti
Et oui, l’asphalte je l’avais vraiment senti
Et surtout que mon esprit
Pour un court instant était parti.

Un voisin m’avait à la maison, ramené
À la vue du sang ma mère avait pleuré
De voir son petit qui avait toute la figure éraflée
Après qu’il eu l’asphalte, face à face rencontré.

Le lendemain, la bicyclette à inspecter
Elle était, disons, pas mal maganée
La fourche était brisée
Mais la roue avait pu s’en sauver.

Une chose sur le balcon
Qui avait attiré mon attention
C’était les boulons
Et s’était là que je m’étais dis < ha non. >

De les remettre, j’avais oublié
Quand le devant, j’avais voulu le faire lever
Pour faire un < whellie > pour impressionner
Les filles qui me regardaient passer.

Une face maganée
Une bicyclette de brisée
À cause de deux écrous oubliés
Et que dire de ma fierté,
Devant les filles, de tout son long étalé.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.