À l’ombre des coquelicots.

Du ciel qui tombent
Parmi les femmes et les hommes
Sans arrêt le tonnerre de ces bombes
Tout partout à creuser des tombes.

De sang pour leur pays
Teindre une toile chez l’ennemi
À leur côtés, des amis
Comme sacrifice donné de leurs vies.

Pour l’amour de la liberté
Père et mère derrière eux laissé
Mais sur leur cœur tatoué
Leur étendard le porter avec fierté.

Aux portes de l’enfer.
Les tranchées en terre
Leur sac à dos remplie de misères
Que leur apporte la guerre.

Cette fleur de rouge colorée
Pour un instant leur rappeler
De leur sang ces sols contaminés
Pour vous, par amour versé.

Sur ces terres cicatrisées
De corps endormis pour l’éternité
Malgré la peur en eux infiltrée
Pour votre liberté, la bataille la continuer.

La guerre terminée
Auprès des siens, retourner
Leurs plaies à panser
Ces cauchemars à les hanter.

Toujours à se rappeler
De ces corps aux champs tombés
Entre eux un tapis de rouge tapissé
Mais à son ombre un jour s’y avoir reposé.

Ce souvenir avec lui apporté
En ce mois de novembre toujours à se rappeler
Par compassion avec vous, partager
Ce coquelicot de son sang récolté.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Publicités

Identique de la vie à la mort.

De sa vie, le plus beau cadeau
A été d’avoir eu des jumeaux
Comme ils étaient beaux
Chacun dans leur berceau.

Seule la maman pouvait les différencier
Nus ou habillés
Ils étaient chacun une copie conforme tracée
De l’un ou de l’autre que j’avais remarqué.

À quatre ans par leur père abandonné
Mais le cœur de Micheline pour les couver
Souvent épuisée
Mais par leur sourire souvent réconforté.

Sous la maternelle protection
Et avec beaucoup d’affection
Elle avait pris grand soin de ses deux garçons
Qui demandaient presque sans arrêt de l’affection.

Ils avaient grandis lentement
Toujours ensemble chemin faisant
Mais toujours reconnaissants
Envers leur maman.

Des tours pour tromper
Professeurs ou amis pour s’amuser
Ensemble pour comploter
Mais sans jamais de méchancetés.

Adolescents, la nature en priorité
La pêche surtout à pratiquer
Et dans la construction ensemble travailler
Jamais qu’ils n’auraient pu vivre séparé.

Au quotidien de leur mère s’en occuper
Des fois au restaurent pour souper
Ou une auto achetée
Pour ainsi la remercier.

De jeunes hommes devenus
Même si la vie les avait un peu décousues
Par leurs expériences vécues
Ensemble ils se sont toujours soutenus.

Tout semblait bien allé, jusqu’au jour
Que Serge avait eu une peine d’amour
Même si Marco l’entrelaça de ses bras autour
Il n’y avait rien qu’il pouvait faire pour.

Puis un soir Serge est parti
À une branche, l’âme il rendit
Trop mal en la vie
C’était la façon qu’il avait choisi.

Marco avait dans son être ressenti
Le départ de son meilleur ami
Qui ne l’avait pas à l’avance averti
Et que dire de Micheline en son cœur meurtri.

Comme identiques ils étaient
Marco en dedans beaucoup, il souffrait
À chaque fois que devant une fenêtre il passait
C’était son frère que tout le temps il voyait.

Ils ont été séparés
Pendant deux années
Jusqu’à un soir d’un geste décidé
Son frère aussi s’était suicidé.

De nouveau réunis
De leur maman laissée seule ici
Au quotidien à affronter la vie
Mais un jour confiante de revoir ses petits.

Les jumeaux comme on les appelait
Ont marqué nos vies à tout jamais
Je n’ai jamais dit ce qu’en moi je ressentais
Mais aujourd’hui je peux écrire que je les aimais.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La lumière au bout du tunnel.

Il était une fois dans le temps.
Quand j’avais découvert mon talent
À la recherche d’un éditeur, en moi croyant
Me faire connaître aux quatre vents.

Rendez-vous confirmé
Une adresse où me présenter
Une personne à rencontrer
Pour enfin mon rêve le combler.

Dans la rue le numéro, le chercher
Dans un quartier
De cette ville illuminée
Dans mon cœur toujours à espérer.

À la porte, j’avais sonné
Il l’ouvrit pour m’y inviter
Les lieux à inspecter
Pendant que mes yeux illuminés

Dans sa bibliothèque à contempler
Tous ces livres bien placés
Mon roman un jour à y être invité
Me donnait l’espérance de continuer.

Pendant qu’il mangeait
Comme si rien n’était
Ses aventures osées, il me contait
Dans mon intérieur embarrassé, j’étais.

L’homme m’avait invité
Au deuxième à monter
Dans mon cœur à penser
Qu’enfin de mon roman, en parler.

En un instant
Le rêve en moi espérant
Prenait un autre tournant
Quand l’homme ôta son déguisement.

Je le reconnu
Il était soudainement devenu
Ce loup affamé dépourvu
D’humanisme en lui soudainement disparu.

Le monsieur à ses heures
Devenu agresseur
J’avais le haut le cœur
À penser à son déguisement d’éditeur.

Avec ses paroles, me manipuler
Avec ses mains mon honneur, l’écraser
Avec son regard comme s’il voulait me dévorer
Mais avec mon esprit vif, me libérer.

Dans ma tête comme un court circuit
De son repaire, j’avais fui
Mais marquer pour la vie
À y penser jour et nuit.

La tête haute, j’avais gardé
Même si ce secret en moi incrusté
Mais pendant quelques années
Ce poids sur mes épaules frêles, transporter.

Un beau matin, le soleil pour moi s’était levé
Au bout du tunnel, sa lumière s’était pointé
Libérant ce souvenir gangrené
Car plus de larmes en moi pour le préserver.

Enfin libérée
Mon histoire vous la partager
Pour de ces griffes, vous en préservez
Pour dans ses manigances, ne point tomber.

Le piège enfin installé
Sur le prédateur un jour se renfermer
Ses nuits de ses tripes à hurler
À ma porte un jour le pardon, me demander.

Le combat n’est pas pour autant terminé
Au vu et au sus de tous je devrai démontrer
Aucune peur en moi pour m’accompagner
Pour faire face à ce prédateur, au grand jour dévoilé.

Pour votre avenir façonner
Un terrain sécurisé
Pour ne pas tomber
Sur des pièges sur votre route installés.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Liberté

Libre de penser

Libre de dire

Libre de crier

Libre de rêver

Je suis libre

Car

Je suis né, de l’autre côté

Je suis caucasien

Je fais parti de la classe moyenne

Et que mes idées ne sont pas oppressées

Parce que

Dans un moule j’ai été formé

À penser ce que l’on m’a enseigné

À dire ce qu’ils veulent bien entendre

À crier mais pas trop fort pour ne pas déranger

Rêver pour un jour réaliser

Mais les chaînes

De les couper

De les jeter

De les brûler

Car le créateur

a fait de moi une personne unique

Où tous les humains sont égaux

Où la couleur à ses yeux n’a aucune valeur

De vivre sur une terre sans être classé

À cause de l’endroit où je suis né

Le créateur

M’a donné

La liberté

De penser

De dire

De crier

De rêver

Car un enfant de la terre

N’a pas de frontière

Ni de barrière

Juste

La liberté de faire ce que son cœur lui dicte

La liberté de penser au moment présent

La liberté de dire à qui je veux,  » je t’aime  »

La liberté de crier haut et fort les injustices

Mais il m’a donné l’amour de partager

À vous tous mes libertés

En me laissant

Écrire

Ce que je veux

Car avec moi

Les mots sont libres

De s’exprimer

Et les mots me permettent

De partager

Ma liberté

En vous disant

Ce que je pense sans trop déranger

Ce que je veux dire en écrivant

Ce que je veux crier sans personne réveillé

Et de partager avec vous tous mes rêves

Je remercie le créateur

Pour sa bonté

Qui me permet

D’être en liberté

Mais même enfermé

Je serai toujours

LIBRE.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Les chevreuils du chanoine.

Dans l’enclos derrière le presbytère
pas trop loin de l’église et de la rivière
des chevreuils avec de grands yeux noirs
j’allais souvent les voir.

Après l’école, juste de besoin de marcher
c’était juste l’autre coté de la rue pour les visiter
mais il ne faillait pas se faire voir
par le curé vêtu d’une soutane noire.

Car on se le faisait dire par le bedeau
qui avait un bedon assez gros
« vous les déranger petit garnement
laissez les tranquille, allez vous en ».

Ils étaient derrière un grand grillage
ils cessaient de manger des feuillages
pour me regarder
sans bouger.

Des fois je prenais du foin pour les faire venir à moi
et ils étaient venus au moins une fois
il y’avait aussi une cabane pour se reposer
ou de la pluie pour se protéger.

Comme ils étaient beaux
avec leur manteaux
il en avait un tellement beau avec son panache
que sûrement Noé l’aurait choisi pour son arche.

Il en avait de mémoire trois
qui broutaient dans le bois
ils étaient toujours nerveux
peut-être parce que j’étais trop près d’eux.

Mais un après-midi quand j’y étais allé
pour encore les regarder
l’enclos était vide et juste la cabane qui restait
ou sont-ils que je me demandais?

Peut-être que le chanoine les avaient mangé
ou tout simplement en foret remit en liberté
je ne le sais pas encore
mais il faudrait ouvrir une enquête d’abord.

Pour vérifier tout ça, car c’était vraiment bizarre
tous ces hasards…
j’avais dit qu’ils étaient trois
et dans le presbytère aussi ils étaient trois.

Le chanoine a du manger le plus gros
et la maman fut probablement dégusté par le bedeau
et le faon je pense que c’est la femme de ménage
c’était sur que ça n’était pas un roi mage.

Hum, je pense que le chanoine était gentil
ils les a sûrement laissé partir pour rejoindre leurs amis
assez loin, il devait aller pour les libérer
car je n’avais jamais vu ici, un chevreuil en liberté.

Peut-être que le faon c’était lui Bambi
que je m’étais dis
car s’était après qu’il était parti pour de bon
qu’on avait commencé à le voir à la télévision.

En tout cas moi j’avais été chanceux
juste d’aller les voir ça me rendais heureux
et moi seul, aussi je peux vous dire ceci
c’est un secret, ne pas le dire, O.K. mes amis

Qu’un chanoine pas de chapeau
qu’en plus il n’avait pas de cheveux sur son coco
le plus drôle, vous le dire, il le faut
s’était qu’il n’avait pas de dents quand il m’avait dit « allô ».

RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Ma première casquette (suite).

Dans les broussailles, des voix que j’entendis
Ils fallaient arrêter de faire du bruit
Pour qu’on ne soit pas surpris
Moi et mon ami.

Étendu de tout mon long, j’apercevais
Entre les branches, deux hommes qui parlaient
Près d’un feu qui fumait
Mais je ne comprenais pas se qu’ils se disaient.

Comme apprenti enquêteur un peu entêté
Je ne savais pas trop par où commencer
Mais je me demandais, qui étaient ces étrangers
En entendant ce secret je devais le garder.

L’un était grand avec des épaules carrées
L’autre plus petit avec des cheveux longs et tressés
Mais tous les deux avaient leurs visages très bronzés
Et en moins de deux, une tente ils avaient monté.

Au travers la toile, je voyais leurs ombres se déplacer
Et dans un français entrecoupé
Le plus vieux a dit, »ce soir s’ils viennent encore, on va tous les tuer’’
Ca pas été long que la côte de peur on l’avait déballé.

Au bureau, à mon père, j’avais tout raconté
Il avait dit  »allons voir ces étrangers’’
Et comme enquêteur, de près je devais le surveiller
Car le monsieur avait vraiment dit tuer.

Moi et mon colley, on a voulu faire nos malins
Nous étions retournés sur le chemin
Et nous avons vu de loin
Mon père à l’étranger, lui serrer la main.

Seul avec les deux étrangers
Mon père dans la tente était entré
Mon chien s’était mis à japper
Pour sûrement le protéger.

Tous les trois de la tente ils sont sortis
Et mon père, se tenir près de lui
Pour me présenter à ses amis
C’était des indiens Cree.

L’un d’eux me dit  »tu as donc bien grandi depuis l’été dernier’’
Quoi, vous me connaissez ?
 »Bien sure, tout le monde vous connait toi et Lucky’’
Ma calotte je ne cessais à gauche et à droite de la placer.

Le plus jeune a dit  »O.K. on peut entrer, ils sont tous morts’’
Et ils s’étaient tous mit à rire très fort
Mais moi j’avais des frissons partout sur mon corps
L’enquêteur en moi, à me questionner encore et encore.

Une chance que mon père et Lucky étaient là
Car moi je ne comprenais vraiment pas
Que quelqu’un allait être tué pendant qu’eux riaient aux éclats
Et c’était à cet instant que le plus vieux m’expliqua.

 »Hier soir nous avons dormi sous le ciel étoilé
Et nous avons été attaqués par des maringouins affamés
Toute la nuit ils nous avaient gardés éveillés
Car autour de nous ils étaient des milliers’’

 »Donc aujourd’hui, la tente on l’a monté
On a mit des feuilles sur le feu pour les tuer
Et ce soir on va pouvoir dormir et même ronfler
Sans se faire déranger.’’

Dire que moi l’enquêteur pas trop chevronné
Avait pensé que quelqu’un allais être tué
Une chance que mon père m’avait écouté
Car ces amis je ne les aurais jamais rencontrés.

Avant de me coucher
Mon père m’avait félicité
De lui avoir mon enquête divulguée
Et qu’à l’avenir de la maison, ne pas trop nous en éloigner.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Oh, c’est Ana….Océana

Bien avant ta naissance
Et avec beaucoup de patience
Le firmament,je l’avais scruté
Mais à cette étoile qui au loin ne cessait de scintiller
Mon regard restait toujours accroché.
 
Pendant des années
Quand seule et parfois chagrinée
Mes yeux la cherchaient pour me réconforter
Toujours présente et illuminée
Dans mon cœur revenait la gaieté.
 
Par un soir étoilé
J’avais décidé de la prénommer
Afin de la remercier
Pour toutes ses soirées
Qu’elle m’avait enchanté.
 
Dorénavant son nom sera Ana, que j’avais pensé
Plusieurs années ont passé
Et par un soir que j’étais fatiguée
Elle scintilla comme pour dans ses bras, n’étrenner
Lorsque ta maman était venue m’annoncer…
 
Que par son corps
Une vie va bientôt éclore
Et ayant comme seul décor
 Ici à l’instant dehors
Était le ciel avec l’étoile que j’adorais encore.
 
Neuf longs mois étaient passés
Neuf longs mois à penser
Neuf longs mois à me demander
Comment ta maman, va te nommer
Quand tu vas arriver.
 
Le grand jour au seuil de la vie
Nous à tous un peu surprit
Quand le docteur m’avait dit
¨C’est une fille¨ et il m’avait souri
Dans mes bras, il t’avait remis.
 
C’était ta première visite dans mes bras
De mes yeux émerveillés, des larmes coulèrent, déjà
Mais en regardant tes yeux une lueur me frappa
Et dès cet instant la joie envahissait mon cœur ici-là
En criant devant tout le monde ‘’Oh c’est Ana’’
 
Car tu me rappelais
Cette étoile unique qui scintillait
Et des autres de qui elle se démarquait
Par ses doux rayons qui me touchaient
À chaque fois que je la regardais.
 
Un jour, j’étais seule avec toi
Ton premier pas, tu l’avais fait en venant vers moi
Dans ma petite maison de pierres et de bois
À cet instant on était trois
Moi,ta poupée préférée et toi
 
Ce souvenir toujours dans mes pensées
Je ne pourrai jamais l’oublier
Que tu sois à la Guadeloupe de l’autre côté
Et moi ici dans mon pays tant aimé
J’aimerais avec toi, mon rêve le partager
 
Dès tes premiers pas
Je t’avais tenu la main, ici et là
Mais quand moi, je serai vieille ici-bas
Promets moi, Océana
De m’accompagner dans mes derniers pas.
 

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés